La Ferme des Animaux – Georges Orwell

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Un beau jour, dans une ferme anglaise, les animaux décide de prendre le contrôle et chassent leur propriétaire. Les cochons dirigent la ferme comme une mini société et bientôt des lois sont établies proscrivant de près ou de loin tout ce qui pourrait ressembler ou faire agir les animaux comme des humains. De fil en aiguille, ce microcosme évolue jusqu’à ce qu’on puisse lire parmi les commandements :  » Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d’autres.  »
Le parallèle avec l’URSS est inévitable quand on lit cette fable animalière. A travers cette société, c’est une véritable critique du totalitarisme d’état que développe Orwell.

AnimalFarm

Mon avis.

ça fait longtemps que j’ai envie de lire ce livre décrit comme un classique de la littérature. Je mis suis donc mise avec un peu d’appréhension quand même. A la ferme du manoir les animaux décident de se révolter et de chasser le fermier. La ferme du manoir devient alors «  la ferme des animaux », les cochons prennent la direction de la ferme en promettant une vie meilleure à tous les animaux.n nouveau règlement est créé stipulant que «Tout deux pattes est un ennemi, Tout quatre pattes ou tout volatile, un ami , Nul animal ne portera de vêtements, Nul animal ne dormira dans un lit, Nul animal ne boira d’alccol, Nul animal ne tuera un autre animal, Tous les animaux sont égaux». Le temps passe et les animaux ont oublié leur vie d’avant, et l’on peut désormais lire sur le mur où le règlement a été effacé par la pluie, «Tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d’autres».

Mais au fil de l’histoire les règles changent, tout en faisant comprendre aux animaux que c’est leur mémoire qui leur fait défaut et que ces règles ont toujours été les mêmes.

Orwell nous conte avec brio les aspects d’un régime totalitaire, en le transposant dans le monde animal. Tous les éléments clés y passent : l’espoir d’une révolution, la révolution, la mise en place de la nouvelle société, les changements mineurs au fil du temps, la propagande, puis le totalitarisme… L’auteur décrit à la perfection les mécanismes de l’endoctrinement et le danger que représente le bourrage de crâne.

C’est une lecture fluide et facile et surtout… indispensable !


Extraits.

– L’Homme est la seule créature qui consomme sans produire. Il ne donne pas de lait, il ne pond pas d’oeufs, il est trop débile pour pousser la charrue, bien trop lent pout attraper un lapin. Pourtant le voici suzerain de tous les animaux. Il distribue les tâches entre eux, mais ne leur donne en retour que la maigre pitance qui les maintient en vie. Puis il garde pour lui les surplus. Qui laboure le sol ? Nous ! Qui le féconde ? Notre fumier ! Et pourtant pas un parmi nous qui n’ait que sa peau pour tout bien.

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